Emballage pour le stockage à long terme des composants électroniques : 7 contrôles essentiels

L’emballage pour le stockage à long terme des composants électroniques doit maîtriser bien davantage que la durée pendant laquelle un produit reste sur une étagère. L’humidité, les décharges électrostatiques, l’oxydation, la contamination, les variations de température, les dommages physiques et les ouvertures non contrôlées peuvent tous affecter les composants sensibles avant leur assemblage.

Un système de stockage adapté peut associer un sachet barrière contre l’humidité, une protection ESD, un dessiccant, une carte indicatrice d’humidité, un thermoscellage contrôlé, des supports de protection et des procédures d’inspection documentées.

Cependant, aucune structure de sachet ni aucune méthode d’emballage ne convient à tous les composants. Le système approprié dépend du dispositif, de sa sensibilité à l’humidité et aux décharges électrostatiques, de la durée de stockage prévue, des conditions de l’entrepôt, de la fréquence des manipulations et des spécifications applicables du client.

Ce guide présente sept contrôles essentiels pour planifier l’emballage de stockage à long terme et maintenir la protection pendant toute la période de conservation.

Réponse rapide : que faut-il pour un stockage à long terme ?

L’emballage pour le stockage à long terme des composants électroniques nécessite généralement un emballage barrière vérifié, des performances ESD adaptées, des accessoires de maîtrise de l’humidité et un thermoscellage fiable.

Le système complet peut comprendre :

  • Un sachet barrière contre l’humidité
  • Des propriétés dissipatives ou de blindage électrostatique lorsque cela est nécessaire
  • Un dessiccant
  • Une carte indicatrice d’humidité
  • Des plateaux, bobines, tubes ou autres supports pour composants
  • Un calage ou une protection des arêtes
  • Des étiquettes d’identification et de stockage
  • Une procédure documentée d’ouverture et de refermeture
  • Des inspections périodiques et des registres d’inventaire

L’emballage doit être conçu en fonction du composant réel et de l’environnement de stockage. Le nom du matériau ou l’aspect du sachet ne permet pas, à lui seul, d’établir pendant combien de temps le composant restera protégé.

Pour découvrir les matériaux et formats disponibles, consultez notre page consacrée aux sachets barrière contre l’humidité et en aluminium.

Pourquoi le stockage prolongé des composants électroniques exige-t-il un emballage particulier ?

Les composants électroniques peuvent rester en stock dans le cadre de programmes de pièces de rechange, de stocks tampons, de prolongations de la durée de vie des produits, d’une demande irrégulière ou de cycles d’approvisionnement longs.

Pendant cette période, ils peuvent être exposés à :

  • La transmission de vapeur d’eau à travers les matériaux d’emballage
  • La pénétration d’humidité par des soudures faibles ou incomplètes
  • Des décharges électrostatiques pendant la manipulation
  • L’oxydation ou la corrosion
  • Des variations de température et d’humidité
  • La poussière et d’autres contaminants
  • Des contraintes mécaniques dues à l’empilage ou aux déplacements
  • Des perforations causées par les bords de plateaux, tubes ou bobines
  • La perte d’étiquettes ou une traçabilité incomplète
  • Des ouvertures répétées sans reconditionnement contrôlé
  • La dégradation des matériaux et accessoires d’emballage

Le risque ne dépend pas uniquement de la durée. Une courte période dans des conditions de chaleur et d’humidité non maîtrisées peut présenter davantage de risques qu’une période plus longue dans un entrepôt correctement géré.

L’emballage doit donc être considéré comme un élément d’un système de stockage contrôlé, et non comme une opération ponctuelle.

Contrôle 1 : identifier les risques du composant avant de choisir le sachet

La première étape consiste à déterminer les risques contre lesquels l’emballage doit protéger le composant.

Les questions importantes comprennent :

  • Le composant est-il sensible à l’humidité ?
  • Un niveau de sensibilité à l’humidité lui a-t-il été attribué ?
  • Est-il sensible aux décharges électrostatiques ?
  • Les surfaces métalliques exposées sont-elles vulnérables à l’oxydation ou à la corrosion ?
  • Le composant exige-t-il une manipulation propre ou à faible niveau particulaire ?
  • Est-il stocké en plateaux, tubes, bobines ou unités libres ?
  • Présente-t-il des angles vifs ou des supports lourds ?
  • Passera-t-il ensuite par un procédé d’assemblage à haute température ?
  • Le fabricant impose-t-il des limites d’étuvage, d’emballage à sec ou d’exposition ?
  • L’emballage sera-t-il ouvert plusieurs fois ?

La protection contre l’humidité et la protection ESD sont deux fonctions différentes.

Un sachet général en polyéthylène antistatique peut réduire la génération de charges dans certaines situations, mais il ne constitue pas automatiquement une barrière contre l’humidité ni un sachet de blindage. Un complexe aluminium à haute barrière peut maîtriser l’humidité, mais ses propriétés électriques ne doivent pas être présumées si elles n’ont pas été spécifiées et testées.

Lorsque les deux risques existent, l’emballage pour le stockage à long terme des composants électroniques doit répondre à la fois aux exigences de protection contre l’humidité et aux exigences électrostatiques.

L’ESD Association indique que la norme ANSI/ESD S541 définit les propriétés d’emballage nécessaires pour protéger les articles sensibles aux ESD pendant la production, le transport et le stockage. Sa présentation des normes ESD peut aider les acheteurs à identifier les documents applicables aux emballages et aux méthodes d’essai.

Pour comparer les formats de protection électrique, consultez Sachets ESD : types, matériaux et applications.

Contrôle 2 : adapter les performances de barrière à l’environnement de stockage

Un sachet barrière contre l’humidité est conçu pour ralentir le passage de la vapeur d’eau vers l’intérieur d’un emballage scellé. Son adéquation doit être évaluée au moyen de performances mesurables, et non d’après sa couleur, son épaisseur ou une description générale comme « sachet aluminium ».

Les structures possibles comprennent :

  • Des complexes à feuille d’aluminium
  • Des complexes à film métallisé
  • Des films de blindage avec barrière contre l’humidité
  • Des complexes transparents à haute barrière
  • Des films barrière renforcés au nylon
  • D’autres structures multicouches sélectionnées pour l’application requise

Le complexe complet peut associer une couche extérieure protectrice, une couche barrière, des couches de renfort, une couche fonctionnelle ESD et une couche intérieure thermoscellable.

Les facteurs de sélection importants comprennent :

  • Le taux de transmission de vapeur d’eau
  • La méthode et les conditions d’essai
  • Les exigences de barrière à l’oxygène
  • L’épaisseur du film et du complexe
  • La résistance à la fissuration par flexion
  • La résistance à la perforation et à la déchirure
  • La compatibilité avec le thermoscellage
  • Les propriétés ESD
  • Les dimensions du sachet
  • La température et l’humidité relative de stockage
  • Les durées prévues de stockage et de transport
  • L’exposition à la lumière ou aux conditions extérieures

Un taux de transmission de vapeur d’eau plus faible indique généralement une meilleure résistance au passage de l’humidité. Toutefois, les valeurs WVTR n’ont de sens que si la méthode d’essai, la température, l’humidité relative, les unités et l’épaisseur du matériau sont connues.

Des résultats obtenus dans des conditions d’essai différentes ne doivent pas être comparés comme s’ils étaient équivalents.

Les performances de barrière peuvent également être réduites par des microperforations, des fissures de flexion, l’abrasion, les perforations et des soudures endommagées. Un bon résultat obtenu sur un film à plat ne garantit pas que chaque emballage rempli offrira les mêmes performances.

Pour en savoir plus sur le choix des complexes, consultez Comment choisir les matériaux d’un sachet barrière contre l’humidité.

Contrôle 3 : construire un système complet de maîtrise de l’humidité

Le sachet barrière n’est qu’un élément du système de maîtrise de l’humidité.

Un emballage à sec destiné au stockage prolongé peut également nécessiter :

  • Un dessiccant
  • Une carte indicatrice d’humidité
  • Des conditions de chargement contrôlées
  • Un positionnement correct des accessoires
  • Un thermoscellage rapide
  • Un stockage adapté des accessoires non utilisés
  • Des procédures documentées d’ouverture et de refermeture

Le dessiccant adsorbe l’humidité de l’air enfermé et d’autres sources internes approuvées. La quantité nécessaire dépend du volume de l’emballage, des performances de barrière, des matériaux internes, des conditions et de la durée de stockage ainsi que de la spécification d’emballage applicable.

Elle ne doit pas être choisie en copiant simplement le nombre de sachets utilisé dans un autre emballage.

Le dessiccant peut perdre une partie de sa capacité s’il reste exposé avant utilisation. Son stockage, sa durée d’exposition après ouverture et la refermeture de son emballage en vrac doivent donc être maîtrisés.

Une carte indicatrice d’humidité fournit une indication visuelle de l’exposition à l’humidité à son emplacement. Elle n’élimine pas l’humidité et ne prouve pas, à elle seule, que tous les composants sont secs ou intacts.

Avant d’approuver le système, confirmez :

  • Le type de dessiccant et la définition de son unité
  • La quantité de dessiccant requise
  • Le matériau du sachet de dessiccant
  • Les seuils de la carte indicatrice
  • L’exigence avec ou sans cobalt
  • Les conditions de stockage des accessoires
  • Les informations de durée de conservation
  • Le positionnement dans le sachet
  • La visibilité pendant l’inspection
  • Les critères d’acceptation et de rejet
  • Les documents justificatifs requis

Les dessiccants et les cartes ne doivent pas gêner la soudure, endommager les connexions des composants ni créer des points de pression concentrés contre le sachet barrière.

Consultez Dessiccants et cartes indicatrices d’humidité pour emballages barrière pour une liste de contrôle plus détaillée.

Contrôle 4 : maîtriser le thermoscellage, le vide et l’intégrité de l’emballage

Un film à haute barrière ne peut pas protéger efficacement contre l’humidité si le sachet n’est pas correctement scellé.

Les variables du thermoscellage peuvent comprendre :

  • La température de scellage
  • Le temps de contact
  • La pression
  • Le matériau de la couche scellante
  • La largeur de la soudure
  • Le nombre de bandes de soudure
  • L’état de l’équipement
  • L’état de l’ouverture du sachet
  • Les plis et les rides
  • La contamination de la zone de soudure
  • Le refroidissement et la manipulation après scellage

Les échantillons doivent être testés avec la structure de sachet prévue, les composants et accessoires réels ainsi que l’équipement de production destiné au scellage.

La zone de soudure doit rester propre, plane et dégagée. Une soudure incomplète, un canal, un pli ou une zone contaminée peuvent laisser pénétrer l’humidité même si le complexe présente de bonnes performances de barrière.

La mise sous vide peut réduire l’air intérieur et limiter les mouvements, mais le vide seul ne remplace pas :

  • Une barrière contre l’humidité adaptée
  • Le dessiccant
  • Une carte indicatrice d’humidité
  • La protection ESD requise
  • Un thermoscellage correct
  • Les procédures approuvées de manipulation des composants

Un vide excessif peut plaquer le complexe contre des plateaux, moyeux de bobines, extrémités de tubes ou autres éléments tranchants. Cela peut accroître les points de pression et le risque de perforation.

Le niveau de vide ou le procédé d’extraction d’air choisi doit être évalué avec l’emballage complet et rempli.

Les contrôles d’intégrité peuvent comprendre l’inspection visuelle de la soudure, le contrôle dimensionnel, l’évaluation de la résistance du scellage, des essais d’étanchéité ou d’autres méthodes définies par la spécification et l’analyse de risques de l’acheteur.

Contrôle 5 : protéger le sachet contre les dommages mécaniques

Les sachets barrière ne doivent pas être considérés comme l’unique protection physique nécessaire pendant le stockage prolongé et le transport.

Les composants électroniques sont couramment stockés dans :

  • Des plateaux
  • Des bobines
  • Des tubes
  • Des bandes porteuses
  • Des boîtes conductrices
  • Des supports sur mesure
  • Des calages de protection

Ces supports peuvent présenter des arêtes vives, des angles saillants et des charges concentrées. Les mouvements dans un sachet trop grand peuvent provoquer de l’abrasion, tandis qu’un sachet trop petit peut exercer une contrainte excessive sur les plis et les soudures.

Évaluez :

  • Les dimensions du support chargé
  • Le poids total emballé
  • Les angles et arêtes vifs
  • Les moyeux de bobines et extrémités de tubes
  • Les mouvements à l’intérieur du sachet
  • La pression d’empilage
  • Le calage nécessaire
  • La protection des angles et des arêtes
  • Le jeu entre le sachet et le support
  • La position de la soudure
  • La résistance du carton extérieur
  • Les vibrations et les conditions de transport

Des matériaux de calage, manchons, protections d’angle ou séparateurs peuvent être nécessaires pour protéger la couche barrière.

Tout matériau de calage utilisé autour de composants sensibles aux ESD doit aussi être évalué pour son comportement électrostatique. Une mousse ou un plastique de protection ne doit pas introduire un nouveau risque électrostatique.

Plusieurs sachets scellés placés dans un même carton peuvent nécessiter des séparateurs ou une immobilisation afin d’éviter les frottements, les flexions et les dommages aux arêtes pendant le stockage ou le transport.

Contrôle 6 : planifier l’ouverture, l’inspection et la refermeture

Les stocks conservés à long terme ne restent pas toujours intacts.

Les emballages peuvent être ouverts pour :

  • Le contrôle à réception
  • Le comptage des stocks
  • La revue qualité
  • Une utilisation partielle en production
  • L’échantillonnage client
  • Le réétiquetage
  • Les essais sur composants
  • Le transfert vers un autre entrepôt
  • L’analyse des conditions de stockage

Chaque ouverture modifie les conditions contrôlées à l’intérieur de l’emballage.

Avant de refermer le sachet, l’équipe responsable doit examiner :

  • La date et l’heure d’ouverture
  • La durée d’exposition
  • La température et l’humidité ambiantes
  • L’historique d’exposition du composant
  • La durée d’exposition restante, le cas échéant
  • L’état de la carte indicatrice d’humidité
  • L’état du dessiccant
  • La nécessité de remplacer les accessoires
  • L’état du sachet d’origine
  • La zone propre restante pour une nouvelle soudure
  • La mise à jour des étiquettes et de la traçabilité
  • Les instructions applicables du fabricant du composant
  • La nécessité d’un procédé approuvé de séchage ou d’étuvage

Un sachet déjà ouvert ne doit pas être automatiquement refermé avec le dessiccant et la carte d’origine.

Le fabricant du composant ou la spécification technique approuvée doit déterminer si un séchage, un étuvage ou un autre conditionnement est nécessaire. Le fournisseur d’emballages ne doit pas établir de sa propre initiative les températures d’étuvage, les limites d’exposition ou les classifications des composants.

Si des accès répétés sont prévus, le plan d’emballage initial doit tenir compte du nombre d’ouvertures, de la longueur disponible pour de nouvelles soudures et de la disponibilité des accessoires de remplacement.

Contrôle 7 : établir des contrôles de stockage, d’inspection et de traçabilité

L’emballage pour le stockage à long terme des composants électroniques exige une gestion continue après son entrée dans l’entrepôt.

Les contrôles utiles peuvent comprendre :

  • Des limites définies de température et d’humidité
  • Une protection contre la lumière directe du soleil et les sources de chaleur
  • Une protection contre l’eau et la condensation
  • Des rayonnages ou zones de stockage propres
  • Des limites de hauteur d’empilage
  • Une séparation des matériaux tranchants ou contaminants
  • L’identification du lot
  • La date d’emballage
  • Les informations d’origine du fabricant du composant
  • Les numéros de lot des matériaux d’emballage
  • Une rotation FIFO ou une autre méthode approuvée
  • Des inspections programmées des emballages
  • Des registres d’ouverture et de refermeture
  • Des instructions de manipulation
  • Des enregistrements de maîtrise des modifications
  • Une action définie pour les emballages endommagés ou douteux

L’inspection périodique peut porter sur :

  • Les perforations ou déchirures du sachet
  • L’abrasion et les dommages dus à la flexion
  • L’état de la soudure
  • La délamination
  • Le gonflement ou une perte de vide inattendue
  • L’exposition à l’eau
  • La lisibilité des étiquettes
  • Les dommages du carton
  • L’état de l’indicateur d’humidité lorsque la procédure approuvée permet son inspection
  • Les relevés de température et d’humidité de l’entrepôt

La fréquence d’inspection doit être fondée sur le risque du composant, les conditions de stockage, la configuration de l’emballage et la procédure qualité de l’acheteur. Il n’existe pas d’intervalle universel adapté à tous les composants électroniques.

Les étiquettes et les enregistrements doivent permettre de relier l’emballage à la référence du composant, la quantité, le lot, la date d’emballage, le statut de stockage et la spécification d’emballage concernée.

Comment déterminer la durée de stockage ?

Le matériau du sachet ne permet pas, à lui seul, d’établir une durée de stockage garantie.

La durée effective peut être influencée par :

  • L’état du composant avant emballage
  • L’humidité déjà absorbée
  • Les exigences du fabricant du composant
  • Le niveau de sensibilité à l’humidité
  • Les performances de barrière
  • La surface du sachet et son volume intérieur
  • Le type et la quantité de dessiccant
  • L’environnement initial d’emballage
  • L’intégrité de la soudure
  • La température et l’humidité de stockage
  • Les dommages mécaniques
  • La fréquence des ouvertures
  • Les procédures de reconditionnement
  • Les spécifications applicables du client ou du secteur

Des affirmations telles que « stockage pendant cinq ans » ou « protection pendant dix ans » ne doivent pas reposer uniquement sur l’utilisation d’un sachet en aluminium.

Le plan de stockage doit associer des données vérifiées sur les matériaux, la configuration de l’emballage, les calculs relatifs aux accessoires, les conditions environnementales réelles et les exigences techniques du composant.

Lorsqu’une durée de conservation définie est requise, des essais ou une évaluation technique documentée peuvent être nécessaires.

Le stockage à long terme empêche-t-il le vieillissement des composants ?

L’emballage de protection peut réduire l’exposition à l’humidité, aux ESD, à la poussière, à l’oxygène et aux dommages physiques, mais il ne peut pas arrêter tous les mécanismes de vieillissement.

Selon le composant, un stockage prolongé peut également comporter des risques liés à :

  • La soudabilité
  • L’oxydation de surface
  • Le vieillissement des matériaux
  • La dégradation des finitions
  • L’état des batteries ou des électrolytes
  • Les adhésifs internes
  • Les joints et élastomères
  • Les codes de date définis par le fabricant
  • L’obsolescence et la traçabilité

Ces facteurs peuvent exiger des essais sur les composants ou une revue technique allant au-delà de la spécification de l’emballage.

L’emballage doit donc constituer une partie du plan global de conservation des composants et de gestion des stocks.

Informations à fournir pour demander une recommandation d’emballage

Pour évaluer un emballage de stockage à long terme, fournissez autant que possible les informations suivantes.

Informations sur le composant

  • Type et référence du composant
  • Dimensions du composant
  • Quantité par emballage
  • Niveau de sensibilité à l’humidité, le cas échéant
  • Sensibilité ESD ou classification d’emballage requise
  • Surfaces métalliques exposées
  • Exigences de propreté
  • État du composant avant emballage

Informations sur le support

  • Plateau, bobine, tube ou autre format
  • Dimensions et poids à pleine charge
  • Photographies ou plans
  • Angles vifs ou éléments saillants
  • Orientation requise
  • Méthode d’empilage

Informations sur le stockage

  • Durée de stockage visée
  • Plage de température prévue
  • Humidité relative prévue
  • Conditions intérieures ou entrepôt non contrôlé
  • Conditions de transport
  • Fréquence d’ouverture
  • Programme d’inspection

Exigences relatives à l’emballage

  • Performances de barrière requises
  • Propriétés ESD requises
  • Structure de complexe préférée
  • Exigences relatives au dessiccant
  • Exigences relatives à la carte indicatrice d’humidité
  • Mise sous vide ou extraction d’air contrôlée
  • Équipement de thermoscellage
  • Exigences d’étiquetage et d’impression
  • Emballage extérieur
  • Rapports d’essai et déclarations requis

Des informations claires sur le projet permettent d’éviter de choisir un sachet qui ne protège que contre une partie du risque réel de stockage.

Erreurs courantes dans les emballages de stockage à long terme

Choisir un sachet d’après sa couleur

Un aspect argenté, noir, rose ou transparent ne confirme ni les performances de barrière contre l’humidité ni les propriétés ESD.

Demandez la structure complète et les données d’essai applicables.

Supposer qu’une épaisseur supérieure signifie toujours une meilleure barrière

L’épaisseur peut influencer la durabilité, mais les performances dépendent aussi de la structure, de la couche barrière, de la qualité de fabrication et des conditions d’essai.

Utiliser uniquement un sachet antistatique

Un sachet antistatique général peut ne pas fournir le blindage électrostatique ou la barrière contre l’humidité nécessaires au stockage à sec de longue durée.

Considérer le vide comme une solution complète

Le vide ne remplace pas le dessiccant, un matériau barrière vérifié, la protection ESD ou la maîtrise du scellage.

Ignorer les bords du support

Les moyeux de bobines, les plateaux et les tubes peuvent perforer ou abraser le sachet pendant un stockage prolongé.

Réutiliser des accessoires exposés

Les dessiccants et cartes indicatrices d’humidité peuvent être affectés par une exposition non contrôlée avant ou après l’ouverture de l’emballage.

Faire des déclarations non justifiées sur la durée de stockage

La durée ne peut pas être calculée à partir du seul nom du sachet. Le composant, l’emballage et l’environnement complets doivent être évalués.

Ne pas prévoir la réouverture

Ouvrir un emballage sec sans procédure documentée d’inspection et de refermeture peut compromettre la protection initiale.

Échantillonnage et évaluation de l’emballage

Avant l’approbation finale, les échantillons doivent, si possible, être évalués avec les composants, supports et accessoires réels.

L’examen peut couvrir :

  • Les dimensions intérieures du sachet
  • La procédure de chargement
  • L’ajustement du support
  • La position et la largeur de la soudure
  • Les plis et les rides
  • Le positionnement du dessiccant
  • La visibilité de l’indicateur d’humidité
  • Le niveau de vide
  • Le risque de perforation et d’abrasion
  • Les performances ESD
  • Les performances de barrière
  • La position de l’étiquette
  • L’emballage extérieur
  • La simulation du stockage et du transport
  • Les procédures d’ouverture et de refermeture

Les essais de laboratoire et les critères d’acceptation requis doivent être confirmés avant la commande.

Jinhong Packaging accompagne la comparaison des matériaux, la définition des sachets, la coordination des accessoires, l’échantillonnage et le suivi des projets par l’intermédiaire de partenaires de production sélectionnés. Les structures finales, les exigences de performance, la documentation et les conditions commerciales sont confirmées selon chaque projet.

Découvrez nos solutions d’emballage de protection et propre ou contactez-nous pour discuter de vos besoins d’emballage de stockage.

Questions fréquentes

Quel emballage utilise-t-on pour stocker des composants électroniques à long terme ?

Le système peut comprendre un sachet barrière contre l’humidité thermoscellé, une protection ESD adaptée, un dessiccant, une carte indicatrice d’humidité et des supports de protection. La combinaison exacte dépend des risques du composant, de l’environnement de stockage et de la spécification applicable.

Un sachet en aluminium est-il toujours nécessaire ?

Non. Les complexes aluminium peuvent offrir une forte barrière contre l’humidité, l’oxygène et la lumière, mais une autre structure à haute barrière vérifiée peut convenir à certaines applications. Le choix doit reposer sur les performances et les conditions requises.

Un sachet antistatique peut-il protéger des composants sensibles à l’humidité ?

Pas nécessairement. Il peut répondre à certains risques électrostatiques sans fournir la barrière contre l’humidité nécessaire au stockage à sec. Les deux performances doivent être confirmées séparément.

La mise sous vide prolonge-t-elle la durée de stockage des composants ?

Le vide peut réduire l’air intérieur et les mouvements, mais il ne détermine pas à lui seul la durée de stockage. Une barrière adaptée, un dessiccant, l’intégrité du scellage, une protection ESD et des conditions contrôlées peuvent également être nécessaires.

À quelle fréquence les emballages stockés doivent-ils être inspectés ?

Il n’existe pas d’intervalle universel. Le programme doit tenir compte du risque du composant, de l’environnement, du système d’emballage, de la période de conservation et de la procédure qualité de l’acheteur.

Peut-on réutiliser le même dessiccant après avoir ouvert le sachet ?

Il ne doit pas être réutilisé automatiquement. Sa capacité restante peut avoir été réduite par l’exposition. Son remplacement ou sa réutilisation doit suivre la procédure approuvée et tenir compte de l’état de l’ensemble de l’emballage.

Combien de temps des composants électroniques peuvent-ils rester dans un sachet barrière contre l’humidité ?

Le matériau du sachet ne permet pas, à lui seul, de le déterminer. La durée dépend du composant, de son état initial, des performances de barrière, de la taille du sachet, du dessiccant, de la qualité du scellage, des conditions environnementales et de l’historique des ouvertures.

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